DMG PARIS DIDEROT: Revue de Presse

Consultation pré-conceptionnelle : recommandations anglaises.

Seshadri S, Oakeshott P, Nelson-Piercy C et al. Prepregnancy care. BMJ 2012;344:e3467



Remarque: ce résumé d'article a été écrit par un étudiant ou un enseignant du DEPARTEMENT DE MEDECINE GENERALE DE PARIS 7. Il est en accès libre. La rédaction des résumés est faite dans le cadre de la REVUE DE PRESSE du DMG.

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Résumé de l'article

Introduction : Pourquoi la consultation pré-conceptionnelle doit-elle devenir indispensable ?

La consultation pré-conceptionnelle a pour but de reconnaître et prendre en charge les risques sociaux, médicaux et comportementaux lors d’une grossesse et, à terme, de réduire la morbi-mortalité maternelle et périnatale. La moitié des décès maternels au Royaume-Uni sont dus à des pathologies préexistantes à la grossesse. Cet article reprend les principales recommandations anglaises sur les conseils et soins pré-conceptionnels.

Le mode de vie, la promotion générale de la santé.
Quelles infections à risque dépister ?
Quels médicaments à proscrire, à continuer ?
Quels conseils pour une femme avec une pathologie chronique ?

Les patientes avec pathologie préexistante nécessitent le plus souvent une consultation pré-conceptionnelle spécialisée pour évaluer l’impact de la grossesse sur la maladie et effectuer les ajustements thérapeutiques nécessaires.

Quel intérêt chez les patientes avec pathologie psychiatrique ?

Le risque de décompensation psychiatrique pendant la grossesse et l’impact sur la mortalité maternelle a été récemment reconnu. Il est recommandé au généraliste de faire le point sur les traitements et les symptômes, et d’adresser au psychiatre si nécessaire. Evaluer le risque suicidaire, l’intoxication alcoolo-tabagique, le mésusage médicamenteux et conseiller en conséquence. Une prise en charge pluridisciplinaire est la plus adaptée.

Quand concevoir pour une patiente avec une pathologie préexistante ?

Lors de certaines pathologies, il est préférable d’attendre une période de stabilité de la maladie préexistante.

Un dépistage génétique doit-il être réalisé en pré-conceptionnel ?
Quelle est la meilleure façon de tomber enceinte ?

Un rapport sexuel tous les 2 ou 3 jours optimise les chances de concevoir. Il n’est pas recommandé de programmer ces rapports sexuels lors des périodes d’ovulation car il s’agit souvent d’une source de stress et ça n’augmente pas le succès.

Un bilan d’infertilité peut être proposé en cas d’échec de procréation après un an de rapports non protégés.

Conclusion : Quel niveau de preuve ?

Quatre essais ont évalué les effets des conseils pré-conceptionnels vs suivi habituel. Ces interventions semblent avoir un impact sur le comportement maternel. Un seul essai a montré un faible impact sur l’évolution finale de la grossesse.

Les auteurs concluent que des recherches sont encore nécessaires dans ce domaine et que, au vu du fort taux de grossesse non programmée, il faut envisager un moyen d’atteindre toutes les femmes en âge de procréer.


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