DMG PARIS DIDEROT: Revue de Presse

Bêta bloquants dans la BPCO: une affaire à suivre...

Philip M Short, Samuel l W lipworth, Douglas Hj Elder, et al. Effect of b blockers in treatment of chronic obstructive pulmonary disease a retrospective cohort study: BMJ 2011;342:d2549



Remarque: ce résumé d'article a été écrit par un étudiant ou un enseignant du DEPARTEMENT DE MEDECINE GENERALE DE PARIS 7. Il est en accès libre. La rédaction des résumés est faite dans le cadre de la REVUE DE PRESSE du DMG.

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Résumé de l'article

introduction

Il existe une corrélation entre la BPCO (broncho-pneumopathie chronique obstructive) et les maladies cardiovasculaires qui est bien définie: le tabagisme. Le bronchospasme est un effet indésirable connu des Bbloquants chez le patient asthmatique d’où probablement leur limitation de prescription dans la BPCO par les praticiens.

L'étude présentée dans cet article est une étude observationnelle, cohorte rétrospective à but thérapeutique.

La question posée est : Est-ce que les Bbloquants ajoutés au traitement inhalé de la BPCO peuvent diminuer:

Méthodes

Recrutement :

Exposition/intervention :

Deux groupes: Bbloquants sélectifs et non cardiosélectifs.

Les critères de jugement étant la mortalité toute cause, les hospitalisations pour pathologie respiratoire et le recours à un traitement en urgence par corticoïdes oraux.

Résultats

Il n’y a pas de différence significative entre les populations des différents groupes.

88% des bbloquants utilisés étaient cardiosélectifs.

Les courbes de survie étaient meilleures avec un traitement par bêta-bloquant ; 22% de réduction du risque de décès toute causes confondues avec un traitement par bêta-bloquant.

En comparaison avec le groupe contrôle (bêta 2 agoniste de courte durée d’action seuls) l’hazard ratio ajusté ( après correction des cofacteurs) pour toutes causes de mortalité confondues était de 0.28 (95% CI 0.21-0.39) pour le traitement par corticoide inhalé, bêta2 de longue durée d’action et antimuscarinique de longue durée d’action ajoutés à un bêta-bloquant versus 0.43 (0.38-0.48) sans bêta-bloquant. Les résultats sont du même ordre en ce qui concerne les hospitalisations pour pathologies respiratoires et recours à une corticothérapie orale en urgence.

Conclusion des auteurs

Les Bbloquants réduisent la mortalité et les exacerbations chez les patients BPCO quand ils sont associés aux traitements inhalés en plus de leurs effets bénéfiques sur le risque cardiovasculaire.


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